Comment Umru est entré dans le jeu

Entrevue avec Umru : le producteur et DJ nous parle de Charli XCX, underscores et Minecraft

  • Par: A.M. Checchia
  • Portraits: Carlo Cavaluzzi
  • Captures d'écran: A.M. Checchia

Umru se tenait dans les coulisses du Barclays Center alors que près de 20 000 personnes quittaient peu à peu l’aréna. Il venait d’assister à la première date à guichets fermés de la tournée Music, Fashion, Film de Charli XCX à Brooklyn. Avant l’entrée en scène de Charli, le producteur de 27 ans avait vu underscores, son ancienne colocataire à l’université, se produire en première partie et fouler une scène d’aréna pour la toute première fois. Trois mois plus tôt, elle avait annulé les dates de sa propre tournée pour rejoindre celle de Charli ; Umru devait assurer la première partie d’underscores, mais il ne lui en tenait pas rigueur.

Ce concert représentait l'un des moments les plus marquants pour leur scène en pleine expansion, un couronnement pour une génération d'artistes qui ont fait leurs débuts en ligne, s’y sont rencontrés et s’imposent aujourd’hui comme les prestations scéniques les plus captivantes de la musique électronique. Une photo souvenir prise en coulisses fait office de capsule temporelle : on y voit Charli, Kim Petras, Petal Supply, Angel Prost de Frost Children, et le réalisateur Aidan Zamiri, avec Umru à l'arrière-plan, lunettes vissées sur le nez, ses cheveux blonds dépassant de la casquette de baseball qu’il porte presque partout, faisant le signe de la paix. « C'était magnifique », confie-t-il.

Umru est aux premières loges de cette scène depuis ses débuts, en produisant, en mixant et en tissant des liens. Tout au long de sa carrière, ses morceaux ont toujours affiché une production léchée, de la véritable « friandises pour les oreilles » selon ses propres mots, façonnée pour un public averti et sensible aux rouages des logiciels de création musicale, ce qui lui vaut le respect de sa vaste communauté d'amis et de collaborateurs. Il a fait évoluer son style, délaissant les sonorités abrasives des débuts de l'hyperpop à mesure que le genre mûrissait, pour embrasser une pop expérimentale et une dance débridée qui s'emparent des clubs du monde entier. Ces cinq dernières années, grâce à la popularité croissante de ses sets, Umru a transposé sa maîtrise technique sur le dancefloor, sélectionnant les morceaux d'autres artistes devant des foules venues savourer ses mixes percutants et éclectiques, mêlant les sons les plus disparates d'Internet. C'est une figure majeure de l'underground, déjà vétéran de ce mouvement.

Le fondateur de PC Music, A.G. Cook, a contacté Umru pour la première fois alors qu'il n'avait que 16 ans. Il a obtenu son premier crédit de production sur un album de Charli à 18 ans, avec le titre « I Got It » extrait de Pop 2. Dès le secondaire, il se produisait dans des clubs new-yorkais qui ne l'auraient même pas laissé franchir la porte au contrôle d'identité.

Mais c'est sur Internet qu’Umru a fait ses armes, au cœur d'une scène qu'il a contribué à bâtir à travers SoundCloud, Skype et les serveurs Minecraft. « Je fais désormais partie d'une communauté à New York au lieu d'être seulement un artiste issu du Web », explique-t-il. « Mais cela s'est fait en rencontrant et en devenant ami avec des gens que je connaissais en ligne. »

Nous avons donc décidé de réaliser notre premier entretien dans Minecraft, devant quelques « enceintes » — des blocs musicaux empilés — et une « table de DJ » — une table de craft encadrée par deux fumoirs — au bord d'une piste de danse en terre cuite. Il évoque avec nostalgie l'influence du jeu sur sa carrière et la manière dont il a grandi à ses côtés.

La première fois qu'il y a joué, il était à l’école primaire. Il se trouvait dans la salle d'informatique aux côtés d'autres élèves à Cold Spring, dans l'État de New York, à deux heures au nord de la métropole dans la vallée de l'Hudson, devant des alignements d'écrans affichant une version épurée du jeu exécutée sur navigateur. Il n'y avait qu'un seul biome. Pas de mode survie. Pas de musique. Ils se contentaient d'empiler des blocs texturés comme des Legos virtuels. Ils y passaient des heures entières.

Il a téléchargé la version complète du jeu en bêta. C'était l'une des rares applications que pouvait faire tourner son tout premier ordinateur, un portable Mac cédé par son père, un musicien de jazz expérimental et professeur de philosophie. Ableton y était installé pour les représentations de son père, mais Umru n'y touchait guère à l'époque. Pour un préadolescent, GarageBand s'avérait plus accessible. « Je m'amusais toujours avec la musique, mais je n'avais pas l'impression de le faire sérieusement », raconte-t-il.

La version 1.0 de Minecraft est sortie le 18 novembre 2011. Elle comptait 16 biomes. Umru avait fêté ses 12 ans plus tôt cette année-là. Le générique défilait lorsqu'on vainquait l'Ender Dragon, juste après un long poème. « Mais quelle structure véritable ce joueur a-t-il créée, dans la réalité derrière l'écran ? » pouvait-on y lire. Les compositions de C418 rythmaient l'ensemble. Umru, son vrai prénom, a été son pseudo dès le départ, et les membres de la communauté l'ont d'abord remarqué pour ses origines estoniennes et américaines atypiques.

« Mon prénom est estonien, mais c'est un prénom plutôt rare », explique-t-il sous les particules roses d'un cerisier en fleurs. « C'est un prénom ancien, aux sonorités préchrétiennes. C'est le genre de nom que les Estoniens pouvaient porter autrefois. C'est juste une sonorité, pas vraiment un mot. »

Au secondaire, il est passé de GarageBand à Ableton, y concevant des expérimentations de synthétiseurs inspirées par la trap imposante de Hudson Mohawke et RL Grime. Des morceaux nés d'une simple sonorité. Une structure minimale. On lui disait souvent : « Tu es tellement calme, mais ta musique est si forte. »

A.G. Cook, l'un des pères fondateurs de cette scène, est tombé sur quelques-uns de ces morceaux en parcourant SoundCloud, notamment l'édit réalisé par Umru sur le titre « WINALOTO » de l'artiste estonien Tommy Cash. Cook lui a envoyé un courriel spontané en 2016 avec pour objet « v nice » (très sympa). Cook estimait qu'une collaboration serait fructueuse, jugeant leurs styles suffisamment contrastés pour produire quelque chose d'inédit.

À cette époque, Umru n'était véritablement fan que de SOPHIE, dont le sound design singulier préfigurait le chaos percutant qui allait devenir la signature de son propre style et des débuts de l'hyperpop. Il avoue qu'aujourd'hui encore, il ne sait pas exactement ce que Cook a décelé dans sa musique, mais cet échange a lancé sa carrière. « Je n'avais pas l'impression d'être très doué », confie Umru.

Sa musique est née de l'expérimentation directe sur logiciel. Contrairement à beaucoup de ses pairs, il ne cherchait pas à reproduire les fusions de basses des drops de Skrillex. Il a appris en autodidacte à manipuler et concevoir des synthétiseurs par essais et erreurs. « Surtout des erreurs », précise-t-il.

« J'aimais cette musique, mais je ne me suis jamais donné la peine d'apprendre les techniques classiques », ajoute-t-il. « C'étaient de nouvelles règles — ce n'étaient même pas Les Règles —, mais tous les autres avaient compris exactement comment faire. Mon approche est résolument différente à cause de cela. »

Ses compositions étaient atonales, presque « antimusicales », dit-il, dépourvues de progressions d'accords, de structures conventionnelles ou de tout concept dépassant la simple organisation d'un projet sur Ableton. Les drops d'un morceau comme « flat earth type beat » n'avaient rien d'un refrain dansant, évoquant plutôt une chute au bord du monde. Il n'avait d'ailleurs encore jamais travaillé directement avec un interprète vocal.

Cook s'est rendu à New York en 2017 et a invité personnellement Umru en ville pour le concert et le party Number 1 Angel de Charli XCX. Umru a pris le train Metro-North pour un trajet d'une heure et demi depuis sa ville natale. Il ne pouvait cependant pas s'attarder : il y avait cours le lendemain.

Cold Spring, avec ses 2 000 habitants, n'offrait guère d'opportunités pour qui s'intéressait aux musiques électroniques de niche. Enfant, il se sentait en décalage avec la plupart des jeunes de son âge. « Je n'avais pas l'impression qu'il y avait grand-chose pour moi là-bas », raconte-t-il. « J'ai grandi en étant constamment en ligne. »

La communauté des producteurs se retrouvait souvent sur SoundCloud, où chacun laissait des commentaires sur les pistes et utilisait le système de messagerie rudimentaire pour échanger. Un producteur déjà implanté invitait ensuite les nouveaux venus dans des groupes Facebook Messenger de 50 personnes, des espaces pour discuter, s'échanger des morceaux expérimentaux et des mèmes. C'est là qu'Umru a développé son goût affirmé et éclectique, se nourrissant d'influences allant du Brésil à la Corée. C'est aussi là qu'il a fait la connaissance de ses collaborateurs réguliers et amis proches — des artistes qu'il allait remixer, produire et accompagner vers le succès, à l'image de Ninajirachi ou de Laura Les, moitié du duo 100 gecs.

Bien entendu, un groupe de discussion ne remplace pas pleinement une vie sociale épanouie. Avant l'émergence de Discord, les producteurs se retrouvaient sur Skype pour échanger, parfois pour composer, souvent simplement pour partager un moment. C'est alors que Minecraft s'est invité dans leur quotidien. La première expérience multijoueur d'Umru avec des amis musiciens s'est faite aux côtés du producteur Quickly, Quickly, basé à Portland, dans l'Oregon.

« Je me souviens davantage des personnes que de la musique », confie-t-il. « C'était un groupe de producteurs vivant aux quatre coins du monde, et nous étions tous liés par la musique. Il n'y avait pas besoin d'être un virtuose pour être accepté. »

Umru a continué de progresser. À 17 ans, il signait sa première sortie officielle avec un remix du titre « Citi Bike » de Lido. Le lycée terminé, Umru a choisi de poursuivre ses études à New York, intégrant le programme Sonic Arts du City College pour concilier sa carrière musicale naissante et un cursus académique solide.

Un soir de son premier semestre, Cook, de passage à New York, a proposé à Umru de le rejoindre en studio. Umru a longuement hésité entre cette session d'enregistrement et la toute première réunion du club audiovisuel de sa nouvelle université. Il voulait composer, mais souhaitait aussi se faire des amis. Voulant concilier les deux, il a décidé d'aller au studio pour en repartir plus tôt.

Il est finalement resté tard, une décision inspirée : leur travail de ce jour-là lui a valu d'être crédité à la production de « I Got It », extrait de Pop 2 de Charli XCX. Faisant preuve de modestie, Umru affirme n'avoir apporté qu'une contribution mineure, limitée à quelques percussions. Mais avec la présence de Brooke Candy, CupcakKe et Pabllo Vittar, le morceau est devenu incontournable pour les fans, élevant le nom d'Umru au rang des collaborateurs privilégiés de Charli. L'attitude de Charli, qui mettait en avant la production en le faisant monter sur scène à New York et en le citant aux côtés d'autres producteurs en interview, a grandement contribué à cette reconnaissance.

Il a officiellement rejoint le label PC Music en 2019 pour la sortie de search result, son premier EP comprenant « Popular », sa première collaboration avec Laura Les. Umru a isolé une phrase chantée par cette dernière sur le morceau pour en faire son premier producer tag : « Umru said I’m cute » (Umru a dit que je suis mignonne). Selon lui, il n'a pourtant jamais prononcé ces mots. Tout en échangeant des fichiers audio par e-mail avec ses collaborateurs, il passait de moins en moins de temps à flâner sur Internet, privilégiant les rencontres réelles, même si c'était souvent avec des personnes rencontrées en ligne. À cette époque, Minecraft s'était enrichi de chevaux, d'émeraudes, de jungles, de chauves-souris, de tapis et de blocs de charbon — devenant presque méconnaissable par rapport à ses débuts.

À New York, juste avant la sortie de search result, il s'est installé en colocation avec un ami d'enfance et deux artistes croisés sur le Web, Emil Fortune et underscores, de son vrai nom Devon Karpf. Un an plus tôt environ, elle avait été la première personne à reconnaître Umru dans le monde réel grâce à Internet. Lors d'une visite du campus de NYU, avant qu'Umru ne choisisse son université, Karpf l'a aperçu et a osé l'aborder : « Tu es Umru de SoundCloud ? »

« Je me souviens qu'il est entré et que j'étais extrêmement nerveuse à l'idée d'aller vers lui », raconte-t-elle. « Simplement parce que je n'avais jamais rencontré quelqu'un de "célèbre" auparavant. »

Umru est devenu un point d'ancrage de cette scène encore underground, aussi bien physiquement qu'en ligne. Il a rencontré sa partenaire de longue date, Petal Supply, sur Internet pendant la pandémie. C'est Les, admiratrice de sa musique, qui les a mis en relation. Le couple a même collaboré à distance avant de se rencontrer en personne, concrétisant leur relation lorsqu'Umru a pris le premier vol disponible après le confinement pour aller à Toronto, où résidait alors Petal Supply.

« Il faut un peu de temps pour bien connaître Umru, mais il finit par se livrer », explique underscores. « C'est l'une des personnes les plus bienveillantes et tournées vers la communauté que je connaisse. Je cherche à m'en inspirer à bien des égards. »

Dès 2018, Umru a tenté de convaincre underscores de jouer lors de l'une des party de Charli. À l'époque, underscores avait hésité, estimant que leurs univers musicaux étaient trop éloignés. Il a toujours cherché à créer des ponts entre des esprits créatifs aux sensibilités proches.

À la même période, Umru s'est impliqué presque par hasard dans le projet numérique le plus d'envergure de ses débuts : les festivals de musique sur Minecraft. Tout a commencé par une plaisanterie en 2018, lorsque les amis d'Umru au sein du collectif de design Parent Company — Robin Boehlen, Eden Segal-Grossman et Max Schramp — ont évoqué l'idée d'organiser l'anniversaire de Schramp dans Minecraft. Umru et ses colocataires pouvaient s'occuper du mix. Sauf que la plaisanterie a pris une ampleur inattendue.

La fête d'anniversaire s'est transformée en Coalchella, le tout premier festival de la série caritative Open Pit, où des artistes issus de l'underground se produisaient ensemble en ligne, bien avant qu'un Travis Scott virtuel ne foule le sol de Fortnite. L'affiche de Coalchella réunissait Anamanaguchi en tête d'affiche, underscores, Umru accompagné de Fraxiom (futur membre de Food House), ainsi que Les et Dylan Brady — marquant leur toute première prestation sous le nom de 100 gecs, où ils ont dévoilé des titres comme « ringtone ». Près de 30 000 personnes ont suivi l'événement dans le jeu et sur Twitch. underscores et 100 gecs ont d'ailleurs tous deux joué depuis lors au véritable festival de Coachella.

Umru a contribué à l'organisation de huit festivals Minecraft au total, parmi lesquels Fire Fest, Lavapalooza, Mine Gala et Square Garden. Trois ont eu lieu avant la crise sanitaire, avant que les « spectacles virtuels » ne deviennent très prisés. Mais lorsque les restrictions se sont assouplies et que son univers de niche a gagné en popularité, Umru n'avait plus le temps de concevoir des événements virtuels — ni même de jouer à Minecraft. « C'est devenu un travail à plein temps », raconte-t-il. « La demande était folle. Nous avons décliné énormément de propositions. Nous avons dit non à Yungblud. Nous avons investi une somme de travail gigantesque dans un projet qui était au départ simple et ludique. »

Les activités se sont transposées dans le monde réel, où Umru a servi de lien entre les artistes de la mouvance hyperpop. Il a agi comme une passerelle générationnelle entre les pionniers de PC Music et la nouvelle vague de jeunes créateurs, qu'on associe à la digicore, la post-hyperpop, l'hyperclash ou tout simplement la pop. Il organise depuis 2022 des soirées à New York dans le cadre de la série Capacity, investissant des clubs comme le Market Hotel ou Elsewhere. Il compare la programmation à la préparation d'un dîner entre amis, en réunissant des invités aux univers complémentaires. « Je ne l'ai jamais vu mettre qui que ce soit à l'écart », témoigne Fraxiom, qui a collaboré avec Umru en tant que producteur et DJ et le compte parmi ses proches. « Il est toujours prêt à découvrir de la musique, à passer un morceau ou à accorder de l'attention à quelqu'un. »

Le travail de DJ a permis à Umru de valoriser son talent pour les associations audacieuses et son flair pour découvrir de nouveaux talents. Il a affiné sa pratique au cours des cinq dernières années pour devenir un véritable artiste de scène, notamment en assurant la première partie du Galleria Tour d'underscores. « J'ai progressé très progressivement », explique-t-il. « Il n'y a pas eu de déclic soudain, mais c'est devenu un volet essentiel de mon projet, tout aussi important que la production. On a commencé à m’engager pour mon style de mixage. »

Ce style se veut débridé et spontané — où des pistes de ML Buch peuvent enchaîner sur Natasha Bedingfield, où « obvious » d'oklou se transforme en funk brésilien avant de glisser vers Lil Jon, ou encore où « Poplife », son morceau avec underscores, se superpose à l'instrumentale de « Sexyback ». Il arbore également une signature visuelle : une lampe de lecture fixée à la visière de sa casquette, orientant le regard vers les platines. Il l'utilise dans la quasi-totalité de ses prestations, qu'il s'agisse de clubs, de salles de concert ou de l'arrière de camions U-Haul.

« Je prends beaucoup plus de plaisir à jouer la musique des autres », affirme-t-il.

La critique s'est également intéressée de plus près à ces artistes après que la pandémie a mis en lumière la vitalité de ces scènes virtuelles. Un public plus jeune que jamais s'est reconnu dans l'efficacité des mélodies, la déconstruction des structures traditionnelles et la condensation de styles d'écriture éprouvés en pure matière sonore. Plus encore, ce public a adhéré à l'humour des artistes et à leur liberté de création, que ce soit lors de leurs sets de DJ ou durant les festivals sur Minecraft.

« Je pense qu'une idée essentielle prédomine : la musique est avant tout faite de sons », souligne Fraxiom à propos du style d'Umru et de la philosophie de cette scène. « La musique n'a toujours été que des fichiers audio depuis qu'on sait l'enregistrer, littéralement des .mp3 et des .wav. Nous le savions, mais nous ne l'avions pas encore pleinement intégré sur le plan artistique. C'est ce qui rend [la musique d'Umru] si particulière selon moi. Nous ne faisons au fond que jouer avec nos sonorités préférées. »

Et les projets s'enchaînent. Slayyyter a mentionné Umru lors d'un entretien avec Nardwuar. Au cours du dernier mois, il a sorti un titre inédit avec Bianca Oblivion, produit pour AKRIILA et B0YG1RL, et réalisé un remix du morceau éponyme de l'album Popstar de Tinashe. Dans un moment d'assurance assumée, il utilise désormais un second producer tag sur la plupart de ses morceaux, une réplique spontanée de Miranda Cosgrove tirée de la deuxième saison du reboot d'iCarly : « C'est le meilleur producteur avec qui j'ai jamais travaillé. » Il regardait la série avec underscores dans leur appartement, et en l'entendant, il a su que ce serait l'extrait idéal.

Même s'il joue moins à Minecraft aujourd'hui, il suit les mises à jour avec intérêt et attend avec impatience « The Sift », une nouvelle dimension prévue pour 2027. Pour l'instant, Umru a dépassé le cadre virtuel. C'est désormais dans le monde réel qu'il s'épanouit.

  • Par: A.M. Checchia
  • Portraits: Carlo Cavaluzzi
  • Captures d'écran: A.M. Checchia
  • Date: 22 Octobre, 2026