RABID RABBITS AND POT LUCK
Un poème par Rhea Dillon.
- Texte: Rhea Dillon
- Photographie: Rhea Dillon

Le charme du poème «RABID RABBITS AND POT LUCK» de Rhea Dillon émane de l’espoir qui habite l’ensemble du texte: pour que la chance nous sourie, il faut croire à des possibilités qui dépassent l’imagination. Dans chacune de ses œuvres, l’artiste, cinéaste et autrice londonienne met au jour la nature tacite de notre environnement. Ici, elle décrit la terre sous nos pieds et ce qu’elle renferme, y compris les petits refuges et les os minuscules des animaux, ainsi que leurs superstitions démesurées.
please cover up the rabbit hole
fill it
twitch your chubby fingers
prod it, suck it, clench a fistful of limbo lost limbo found
scramble out of the–
Dig
dive deep learning the subcutaneous
scraping the cross hatchings of your mothers careful harvestation
blood red raw
clawed down to the smooth bone
flesh eaten by loss of limbo
limbo lost
lost engrained
deep beneath the surface
pullover momentarily
(that lasts a lifetime)
a lifetime of,
‘Where’s the neck hole of light in the darkness?’
Carry me
carry me fill me up
to the rabbit hole seal
course, I wouldn’t stumble and fall. I wouldn’t do that to you.
remember:
Potholes are good luck.
step on every one to
hold down the darkness that bubbles below skirting
Rhea Dillon est une artiste, autrice et poète établie à Londres. À travers sa pratique artistique, elle examine et décontextualise son intérêt pour les «règles de la représentation» afin de troubler la culture occidentale contemporaine et continuellement remettre en question ce qui constitue l’ontologie noire relativement à l’ontique.
- Texte: Rhea Dillon
- Photographie: Rhea Dillon
- Date: 26 mai 2021

