La vie sur la route avec Jarred Vanderbilt
Depuis qu’il est tout petit, l’ailier des Lakers de Los Angeles sait comment il aimerait s’habiller. Et il a maintenant les moyens de ses ambitions vestimentaires.
- Texte: Ross Scarano
- Photos: Morgan Maher

Âgé de vingt-six ans et évoluant dans la NBA depuis plus de six ans, Jarred Vanderbilt se décrit comme un gars à l’ancienne. En matière de gouts, il penche vers tout ce qui est rétro, qu’on parle de voitures, de vêtements ou de musique. Le natif de Houston vient de terminer sa troisième saison au sein des Lakers de Los Angeles, lui et ses coéquipiers s’étant inclinés devant les Timberwolves du Minnesota au premier tour des séries éliminatoires.
Les Lakers ont connu une saison dynamique, la formation californienne ayant accueilli Luka Dončić en février, l’une des plus importantes transactions de l’année. «Jouer avec Luka, c’est vraiment cool, dit Vanderbilt. C’est un excellent joueur qui facilite le jeu pour tout le monde autour de lui.»
Avant que les séries ne commencent, SSENSE a rencontré Vanderbilt pour parler de ses loisirs, de sa vie sur la route et de ses références en matière de mode.
Ross Scarano
Jarred Vanderbilt
Quelles étaient tes marques favorites quand tu étais plus jeune?
K-Swiss. FUBU. Nike.
Quand as-tu commencé à développer ton sens du style?
J’ai toujours su comment j’aimerais m’habiller, mais je n’avais pas les ressources ni l’argent pour réaliser ma vision.
Qui étaient tes icônes de mode à l’époque?
Je suis un grand fan de Michael Jackson depuis toujours. J’aimais aussi beaucoup André 3000. Et du côté des sports, il y avait Allen Iverson et Deion Sanders.
Qu’aimais-tu d’Iverson?
Son attitude, sur le terrain comme dans la vie. Il portait ce qui lui plaisait. Il rendait les choses cools. Il rendait les choses acceptables. À l’époque, personne ne s’habillait comme ça. Il a fait rayonner notre culture, de sa position d’athlète – je trouve ça génial.



Quel·les designers aimes-tu aujourd’hui?
Rick Owens. Louis Vuitton. Bottega. Maison Margiela. Acne Studios. Jil Sander. Je porte surtout ces marques-là en ce moment.
Comment passes-tu le temps entre les matchs quand tu es sur la route?
Parfois, je me repose. Tout dépendant d’où on se trouve, je vais sortir magasiner ou me faire un bon resto. Ça dépend du moment de l’année et de la ville.
Quelle ville a la gastronomie la plus sous-estimée?
Je ne sais pas si elle est sous-estimée, mais Houston. DC. Memphis est sous-estimée selon moi, pour ses petits restos de quartier, pas les restos chics. Chigaco est pas mal aussi.
Depuis quand joues-tu du saxophone?
En fait, j’ai appris à en jouer l’été dernier. Je me remettais de différentes blessures, alors j’avais beaucoup de temps libre. J’ai appris tout seul. On peut presque tout apprendre sur YouTube de nos jours, alors je suis allé sur YouTube et j’ai passé deux semaines à apprendre quelques bases. Je suis loin d’être expert, mais je peux jouer un peu.
Jouais-tu d’un instrument quand tu étais plus jeune? T’intéressais-tu à la musique avant d’apprendre le sax?
J’ai joué un peu de la batterie plus jeune. Je n’avais jamais joué du sax avant, mais ça m’avait toujours tenté. Je trouvais ça cool, mais je n’avais jamais eu le temps de vraiment apprendre à en jouer.

Parle-moi de la voiture dans tes photos.
C’est une Chevy Nova 1972. L’une de mes voitures préférées. Je me la suis offerte pour ma fête. J’aime vraiment les trucs rétro de façon générale: les voitures, la musique, mon habillement. J’ai toujours aimé ce modèle de voiture et je l’ai fait peindre dans l’une de mes couleurs favorites, le rouge cerise.
Il y a toute une culture axée sur les voitures à Houston, non?
Au Texas en général, oui. Mais à Houston, on aime beaucoup les voitures d’époque. La peinture Candy. J’ai grandi dans cet environnement, où les gens se promenaient en ville dans de vieilles bagnoles brillantes, décapotables, avec des systèmes hydrauliques, des coudes. C’est ce qui a en grande partie influencé ma décision d’acheter cette voiture. J’avais déjà vu cette couleur quand j’étais petit et ça m’était resté.
Qu’est-ce qu’un coude, au juste?
C’est un type de jante très précis qui sort comme un coude. Ça dépasse de la roue, c’est ce qui lui vaut son nom. C’est du jargon texan.
Qui est ton rappeur de Houston préféré?
Il y en a tellement. Avant, il y avait Scarface, Slim Thug, Paul Wall, Mike Jones, Bun B, Lil’ Flip, Trae tha Truth. À cette époque, il y avait cinq ou dix gars qui dominaient la ville. Aujourd’hui, il y a Travis Scott et Don Toliver. C’est un autre niveau de rap, comparativement à ce qui se faisait avant à Houston, mais je pense que ces rappeurs font leur propre truc. Et si on regarde du côté des filles, il y a Beyoncé, Meg Thee Stallion – elles ont fait beaucoup pour représenter la ville.

Comment prends-tu ton café?
Oooh, je ne bois pas de café. La seule fois où j’en ai bu, c’était outremer. J’en ai bu à Paris – avec le décalage, je n’arrivais pas à rester éveillé. Je pense qu’il a un peu meilleur gout là-bas. Ç’a été ma petite expérience du café.
Et des boissons énergisantes?
Nan, je n’en bois pas non plus.
Après avoir été recruté, quel a été ton premier gros achat?
J’ai acheté une voiture. J’ai été repêché à Denver et il neigeait quand je suis arrivé là-bas, alors j’ai acheté un Range Rover, que j’ai conduit pendant ma première année dans la ligue.
L’as-tu encore?
Oui.
Ça veut dire que tu collectionnes les voitures?
Absolument. Je commence, du moins. Je ne qualifierais pas celle-là de voiture de collection, mais elle roule encore bien. Et elle a une valeur sentimentale pour moi.
Qui soutenais-tu dans la querelle: Kendrick or Drake?
[Rires.] Écoute, je suis un fan de musique, c’est tout. C’est la musique qui l’a emporté – c’est elle que je soutenais.
- Texte: Ross Scarano
- Photos: Morgan Maher
- Mettant en vedette: Jarred Vanderbilt
- Direction créative: Samantha Adler
- Production: The Avenue Production
- Casting: Papergirl
- Traduction: SSENSE
- Date: 2 mai 2025

