Michael the III assiste à la tournée mondiale Renaissance de Beyoncé
L’auteur se penche de plus près sur les vêtements que porte la vedette durant sa nouvelle série de concerts.
- Texte: Michael the III
- Photographie: Michael the III
- Stylisme: Michael the III

Beyoncé n’a pas parcouru le monde en solo depuis sept ans et ne s’est pas produite en concert depuis la sortie de son plus récent album, en juillet 2022. La tournée planétaire Renaissance constitue donc un événement de la plus haute importance, et on doit s’habiller en conséquence. Que devez-vous porter pour assister à son spectacle? Des vêtements aux couleurs argentées, en gros, du platine, de l’iridescent ou du chromé. Des diamants. Du papier d’aluminium, s’il le faut. Dans tous les cas, vous ne vous tromperez pas en enfilant un chapeau de cowboy disco comme celui que Beyoncé a parfaitement agencé à une combinaison Nusi Quero et à des jambières à franges argentées dans le cadre de la promotion de son dernier album. Récemment, tous les signes pointaient vers l’argenté. Beyoncé portait une robe à volants Gucci dans ces tons aux prix Grammy de 2023 ainsi qu’une robe blanche à panneaux métalliques signée Gareth Pugh et des escarpins Amina Muaddi assortis à l’occasion du brunch de Roc Nation. Lors de la soirée qu’elle a organisée après la cérémonie des Oscars, dont le thème était pourtant l’or, la chanteuse affichait également une tenue argentée. Cette couleur est d’ailleurs présente partout sur scène pour la tournée Renaissance; même les machines à vent n’y échappent pas.
L’argent, contrairement à l’or, semble représenter l’avenir. Elsa Peretti, designer et coqueluche du Studio 54, a réintroduit en 1974 ce matériau dans ses créations dans le cadre de son très fructueux contrat avec Tiffany & Co. L’entreprise n’avait pas mis en lumière l’argent en 25 ans. Peretti a réussi à vendre ses bijoux en argent à une population croissante de femmes indépendantes qui, résolues à acheter leurs propres joyaux et bagues, choisissaient ce métal plus abordable que les autres. Placé en parallèle avec la carrière de Beyoncé, ce laps de temps équivaut à la période allant du premier album de Destiny’s Child, en 1998, à l’annonce de la tournée mondiale Renaissance, en 2023. Tiffany & Co. a d’ailleurs créé une collection de bijoux en argent en collaboration avec la chanteuse pour l’occasion; ces articles confectionnés sur mesure pourraient très bien dicter les looks du prochain Met Gala.
Le 8 juillet 2023, Beyoncé se présente sur la scène du centre Rogers de Toronto vêtue d’une robe courte semi-transparente Tiffany & Co. faite de chaînes et de diamants, laquelle rend visiblement hommage aux colliers Diamonds by the Yard d’Elsa Peretti. La chanteuse porte aussi des boucles d’oreilles à anneau, une bague et un bracelet de cheville de la même marque, ainsi que des escarpins transparents de Malone Souliers. Ses ongles d’orteils sont laqués de rouge. Pour faire honneur à Beyoncé et respecter la thématique du concert, je suis habillé d’un haut (inspiré de la chanson ALIEN SUPERSTAR) que j’ai moi-même créé en collaboration avec ma mère, d’un short gris Y-3 (humblement argenté) et de bottes Rick Owens.

Miss Chris porte: camisole AREA, jupe Simon Miller, lunettes de soleil LINDA FARROW, boucles d’oreilles Paco Rabanne, bague Jil Sander et bracelet Jil Sander. Sur l’image précédente, Kuntiana (à gauche) porte: chemisier Paco Rabanne, jupe Diesel, bottes Rick Owens, collier Mugler, bague Jil Sander et bracelet Jil Sander. Syana (au centre) porte: veston Lado Bokuchava, jupe 1XBLUE, bottes FIDAN NOVRUZOVA, boucles d’oreilles Magda Butrym, bague HUGO KREIT et bracelet Jil Sander. Miss Chris (à droite) porte: camisole AREA, jupe Simon Miller, bottes Diesel, lunettes de soleil LINDA FARROW, boucles d’oreilles Paco Rabanne, bague Jil Sander et bracelet Jil Sander.
«Je vous aime!» clame-t-elle en montant sur scène, voilée par un brouillard comme si elle était dans un nuage. Pendant qu’elle prononce ces mots, la machine à vent suit le rythme de la musique et disperse le tout dans un tumulte synchrone et effréné. Beyoncé vit pleinement le moment, comme en témoigne son sourire plus éblouissant encore que sa tenue scintillante. Une lumière rosée et matinale éclaire le public en arrière-plan. Je ne peux m’empêcher de crier en retour que je l’adore; elle se trouve si près que je suppose qu’elle m’entend.
Beyoncé aime surprendre et passe rapidement en deuxième vitesse. Après un segment de ballades plutôt calme, on plonge dans l’univers nocturne de Renaissance, un album aussi sérieux et parfois menaçant que loufoque et joyeux sur le plan sonore. Cette œuvre célèbre d’ailleurs l’histoire LGBTQ+ des communautés noires et explore la culture des boîtes de nuit et du ballroom; elle part du principe que l’évasion constitue le meilleur moyen pour les gens de s’épanouir. Dans la vidéo qui joue en introduction de son spectacle, Beyoncé apparaît sous les traits d’un robot digne des dessins de Hajime Sorayama. On peut lire le mot «Motherboard [Carte mère]» à l’écran. La chanteuse se déplace sur scène costumée de la même manière, telle Maria dans le film Metropolis: inanimée, majestueuse, métallique. Beyoncé laisse ensuite tomber son exosquelette pour une combinaison à manches longues de la griffe Balmain qui ressemble, avec ses appliqués géométriques, à une armure-corset. Malgré tout, la vedette ne semble pas encombrée dans ses mouvements: fière, enjouée et légère comme le vent, elle effectue une extraordinaire chorégraphie robotique.
Dans d’autres villes, Beyoncé a plutôt commencé son spectacle avec un justaucorps asymétrique argenté et des bottes cuissardes gris holographique. Cette tenue futuriste signée Courrèges présente une découpe circulaire au niveau de la taille, dans laquelle est enchâssée une pièce ronde en métal. Cet accent n’est pas sans rappeler le grand cercle situé à peu près au même endroit sur la ceinture en acier inoxydable conçue en 1969 par Mary Ann Scherr pour Miss Ohio. Cet article a été inspiré par l’alunissage de Neil Armstrong, mais son concept spatial n’était pas seulement stylistique: il pouvait également mesurer le rythme cardiaque de la personne qui le portait, combinant ainsi esthétique et fonctionnalité.

Kuntiana porte: robe Simon Miller, sandales Bottega Veneta, lunettes de soleil Versace, boucles d’oreilles Paco Rabanne et bague Jil Sander.
À ce sujet, je n’arrête pas de prendre mon pouls pendant le spectacle. Me trouver à proximité de Beyoncé fait palpiter mon cœur, d’autant plus qu’elle prend un plaisir manifeste et contagieux à chanter. Sa férocité devient exubérance, sa profondeur, un rire pétillant; une seule parole suffit à vous séduire, à vous donner la confiance d’une reine et à vous faire embrasser votre excentricité. Contrairement à l’époque de la tournée The Formation (2016), qui donnait suite à la parution de l’album Lemonade, une œuvre pleine de conflits intimes et de commentaires sociopolitiques, Beyoncé semble plus décontractée et moins pressée aujourd’hui. Elle laisse de côté son personnage et s’amuse comme une enfant qui montrerait fièrement son grand spectacle à ses proches. Les chansons comprises sur Renaissance témoignent d’une certaine gravité, mais demeurent douces et libidineuses; elles oscillent entre la glorification de soi, l’épanouissement romantique et la joie de vivre. Le public encourage la vedette à pleins poumons: «VAS-Y!» «MONTRE-LEUR!» Une personne près de moi déploie et rabat son éventail au rythme de la musique; les claquements percussifs qui en émanent exacerbent l’atmosphère de ballroom qui nous entoure. Beyoncé semble se nourrir de notre exaltation et nous la rend en retour dans un grand moment de bonheur partagé et réciproque. La chanteuse porte surtout des tenues argentées, mais aussi des couleurs vibrantes comme le rose Barbie, des lunettes de soleil stylisées dont les verres ressemblent à des yeux d’extraterrestre ainsi qu’une robe Ivy Park tout aussi moderne que rétro (dont la coupe rappelle l’époque de Tina Turner, de Bob Mackie et du Studio 54). Cet enchaînement de looks donne lieu à quelque chose d’inédit: une collection de vêtements à la fois athlétiques et glamour.
Une citation d’Einstein s’affiche à l’écran: «IMAGINATION IS MORE IMPORTANT THAN KNOWLEDGE [L’IMAGINATION EST PLUS IMPORTANTE QUE LA CONNAISSANCE].» Cette phrase évoque parfaitement le futurisme tendance dont Beyoncé se réclame à l’heure actuelle. Autrement dit, on ne peut pas réaliser ce que l’on ne parvient pas à imaginer. Dans la lignée de l’afrofuturisme des années 70, la chanteuse fait l’éloge d’un lendemain alternatif, mais approfondit ce concept en explorant le passé et en nous invitant à célébrer la culture. «Black lights/spaceships fly [Des lumières noires/les vaisseaux spatiaux s’envolent]», chante Beyoncé sur CUFF IT. On ne peut faire autrement que de planer avec elle: ses danseuses et danseurs dégagent une énergie contagieuse, la voix du légendaire maître de cérémonie Kevin JZ Prodigy résonne tout au long du spectacle pour exciter la foule et Beyoncé cite Grace Jones à au moins quatre reprises entre les chansons.

Kuntiana porte: chemisier Paco Rabanne, jupe Diesel, collier Mugler, bague Jil Sander et bracelet Jil Sander.
Le 6 octobre 1974, le trio futuriste Labelle (auquel on doit le succès Lady Marmalade) a joué à la Metropolitan Opera House de New York. Pour l’occasion, le designer Larry LeGaspi (qui a souvent habillé Grace Jones) a costumé les chanteuses Patti LaBelle, Sarah Dash et Nona Hendryx de manière à mettre en valeur leur facture sonore avant-gardiste. Elles sont donc apparues sur scène avec des épaulettes argentées bordées de plumes noires, des plastrons sexy de la même couleur, des colliers en argent, des combinaisons blanches décorées de strass et d’énormes chapeaux à plumes. Elles ont par ailleurs été le premier groupe pop noir à jouer dans cette salle, ce qui a constitué un moment aussi historique pour ces artistes que pour l’assistance. Visiblement, la foule composée de gens d’origines diverses – de drag-queens, de personnes queers comme hétérosexuelles – se retrouvait dans la musique expressive et le style vestimentaire flamboyant de Labelle. Le New York Times a même rapporté que «le public en avait profité pour sortir du placard: on a rarement vu autant de messieurs barbus et maquillés en robes et paillettes tape-à-l’œil lors d’un événement au Met». La veille, la salle avait tenu une représentation de l’opéra Don Giovanni de Mozart. Vicki Wickham, la gérante de Labelle, avait ainsi promu le spectacle: «WEAR SOMETHING SILVER [PORTEZ QUELQUE CHOSE D’ARGENTÉ]».
Même si l’argenté règne dans l’amphithéâtre, des gens arborent d’autres couleurs métalliques: une personne affiche une robe en lamé rose semblable à celle de Beyoncé dans le vidéoclip de la chanson Freakum Dress, tandis que d’autres portent des t-shirts de la tournée Renaissance noués à la taille. Les franges sont à l’honneur et pendent de partout dans la salle. Plusieurs ont récréé les looks les plus populaires de la présente série de concerts, comme le costume d’abeille chromé signé Mugler, qui a fait parler de lui pour son exubérance et ses immenses antennes, mais aussi parce que Beyoncé a de la difficulté à se mouvoir en le portant. Je pense également à la combinaison Loewe, décorée d’imprimés de mains en trompe-l’œil, que la vedette enfile dans un segment du spectacle évoquant La Naissance de Vénus. Les gens qui ne respectent pas la couleur thématique ajoutent toute de même un contraste bienvenu dans l’assistance, si bien que les personnes habillées de vêtements argentés ressemblent, sur leur siège, à des gouttes de mercure ruisselantes. Pour ceux et celles qui ont un style décontracté, l’événement doit moins leur rappeler le Studio 54 que le Paradise Garage, où les rythmes ininterrompus du DJ Larry Levan et l’absence d’appareils photo faisaient en sorte que la clientèle était plus susceptible de porter des pantalons de survêtement que des morceaux Halston. Si Beyoncé chante en pull, elle le fait seulement lors des répètes. Comme elle le dit dans la pièce ENERGY: «I'm gon’ be extra when that camera go pop, pop, pop, pop, pop, pop [J’me montrerai extra quand la caméra fera pop, pop, pop, pop, pop, pop].»

Miss Chris porte: haut Paco Rabanne, jupe Lado Bokuchava, bottes Paris Texas et bague La Manso.
Jusqu’à présent, lors de sa tournée, Beyoncé a porté les griffes les plus grisantes du milieu de la mode, récentes ou anciennes: Iris van Herpen, David Koma, LaQuan Smith, Jacquemus, Ibrahim Kamara pour Off-White, Maximilian Davis pour Ferragamo, Alberta Ferretti, Carolina Herrera par Wes Gordon, Schiaparelli, Feben, Diesel, Stella McCartney, Richard Quinn, Georges Hobeika, Valentino, Roksanda, Alexander McQueen, Acne Studios, Mary Katrantzou, Andreas Kronthaler pour Vivienne Westwood, Robert Wun, Marine Serre, Givenchy, Fendi, Paco Rabanne et bien d’autres encore. Chaque spectacle promet un, voire plusieurs, nouveaux costumes conçus sur mesure pour la chanteuse, dont beaucoup font l’objet d’une publicité de la marque qui les créent. Renaissance est donc un événement stylistique qui dépasse largement les limites de l’amphithéâtre. «Mastermind in haute couture [Maîtresse à penser de la haute couture]», se vante-t-elle dans ALIEN SUPERSTAR. À Toronto, la chanteuse a changé sept fois de tenues signées Tiffany, Balmain, Loewe, Ivy Park, Gucci, Mugler et Coperni.
Malgré cette variété, Beyoncé affiche toujours un look impeccable qui se passe de toute réinvention. On peut sans doute remercier Tina Knowles-Lawson, sa mère. La géniale costumière du groupe Destiny’s Child a effectivement chapeauté le style de sa célèbre fille à de nombreuses reprises durant sa carrière en solo. Tina figure aussi parmi l’équipe qui a conçu les costumes du spectacle Renaissance, et c’est elle qui s’est assurée que les tenues créées par Mugler pour la tournée mondiale I Am… (2009) étaient bien adaptées à la scène. Mentionnons au passage que Thierry Mugler est sorti de sa retraite uniquement pour cette collaboration. Si l’influence de Tina Knowles-Lawson se fait sentir tout au long du concert, elle est particulièrement évidente quand Beyoncé apparaît dans une combinaison chatoyante à motif camouflage de la griffe Ivy Park. Cette tenue complétée par des bottes, une veste et des gants assortis rappelle d’ailleurs l’époque Survivor de Destiny’s Child – un look qui, comme l’a écrit Tina dans le livre Destiny’s Style, «a si bien fonctionné qu’il est devenu la rare exception à la règle voulant que DC ne porte jamais deux fois la même tenue». Le lendemain, lors d’un concert auquel je n’ai pas assisté, Beyoncé a de nouveau arboré ce look, mais il consistait cette fois-ci en un haut écourté à manches longues et un short de style jambières.
La phrase la plus répétée sur l’album Renaissance, «Uncle Johnny made my dress, that cheap spandex, she look a mess [Oncle Johnny a fabriqué ma robe, ce spandex bon marché, ç’a l’air d’un gâchis]», résume par excellence la façon dont Beyoncé superpose les styles et les récits – les siens comme ceux qui relèvent de son penchant pour la nostalgie. La vedette chante avec entrain, habillée d’une tenue Loewe. On sent qu’elle s’amuse, tout comme le public qui, visiblement, adore cette chanson. Beyoncé le sait. Son oncle Johnny – qui était en fait un cousin beaucoup plus âgé et sa nounou – a initié Beyoncé alors qu’elle était toute jeune à la musique et à la culture queer, les thèmes centraux de la présente tournée. Tina a décrit Johnny comme «le meilleur designer non connu au monde». Entendre un amphithéâtre rempli à craquer scander son nom nous rappelle qu’on doit honorer la génération de gens qui ont perdu la vie à cause du VIH/SIDA, mais aussi à cause de l’homophobie, de la queerphobie et de la transphobie en général.

Syana porte: débardeur AREA, boucles d’oreilles Magda Butrym et bracelet Jil Sander.
Alors que Beyoncé effectue son dernier changement de costume, ses danseuses et danseurs – dont les vêtements s’agencent parfaitement avec chaque tenue de la chanteuse – se lancent dans une prestation de voguing. Pour la première fois, leurs looks sont dépareillés. Plusieurs portent encore leur costume du numéro précédent. On ne sait plus où regarder sur scène: un ensemble rose chair nous éblouit, un justaucorps en velours noir à franges attire nos yeux, puis un haut écourté fuchsia et une jupe noire, et ensuite un magnifique pantalon en cuir verni assorti à un blouson ouvert. Cet éventail stylistique indique que le spectacle achève, mais à l’instar de la séance de voguing qui se déroule à l’instant, il s’agit d’un appel à l’individualité.
La soirée se termine avec SUMMER RENAISSANCE, un morceau si manifestement destiné à clôturer un spectacle qu’on entend sur la version studio une voix qui demande «une salve d’applaudissements». Cette pièce comprend l’échantillon d’une chanson qui a inscrit la musique de danse dans le futur: I Feel Love, parue en 1977. Juste avant le refrain, Beyoncé tient une note qui nous propulse d’ailleurs directement dans ce morceau: «Ooh, it’s so good [Oh, c’est si bon]». Si la vedette ne cache pas ses références, elle les utilise comme des citations pour appuyer la thèse que représente son récent album, et elle le fait de manière trop fluide pour que ce soit dérivatif. Beyoncé chante SUMMER RENAISSANCE à cheval, l’animal figurant sur la pochette de son disque, et s’envole maintenant au-dessus du public.
Une renaissance, quoi.
Le spectacle se conclut avec Beyoncé dans les airs, mais sans cheval. Il n’y a pas de gravité dans l’espace. Une pluie de confettis s’abat sur la scène et, pendant un bref instant, la vedette disparaît. Lorsqu’elle redescend parmi nous, elle étreint passionnément ses danseuses et danseurs comme pour les protéger, pareille à une sorte de paratonnerre. Elle porte une immense cape fabriquée par la griffe Coperni… Qui est bien sûr argentée, tel le métal le plus réfléchissant sur Terre.
- Texte: Michael the III
- Photographie: Michael the III
- Stylisme: Michael the III
- Retouche: Michael the III
- Modèles: Miss Chris Marlot, Kuntiana, Syana Barbara
- Casting: Araya Guanipa, Michael the III
- Assistance à la production: Araya Guanipa
- Traduction: Francis Rose
- Date: 7 août 2023




