une rencontre avec
DAMIR DOMA
Originaire de Croatie, le designer nous parle de son engouement pour les tissus, de son temps passé dans la ville d'Anvers et de Paris, qu'il appelle sa maison.
Acheter Damir Doma pour Femmes
Acheter SILENT by Damir Doma pour Hommes
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Damir Doma, Paris 2012
Commençons par le tout début, votre enfance. Parlez-nous un peu de ce qu’était grandir dans le milieu de la mode, être entouré de vêtements et avoir une mère designer. Ça a probablement eu un impact marqué sur vos choix de vie?
Ma mère vient du milieu de la mode et elle a son propre atelier, j’ai fondamentalement grandi avec tout cela, c’est donc quelque chose de très naturel pour moi, je dirais même normal. Ce n’était rien d’extravagant à mes yeux. Pour beaucoup de gens la mode c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire, alors que pour moi c’est essentiellement ce avec quoi j’ai grandi, c’était près de moi et c’est ce que je connais le mieux. J’ai donc décidé de continuer dans cette direction.
L'usine de votre mère se trouve aussi être l’endroit où vos vêtements sont produits. Ca fait quoi de travailler si étroitement avec un membre de la famille?
Premièrement, la raison pour laquelle j’ai pu commencer si jeune provient du fait qu’elle avait déjà un atelier et une usine; ceci m’a permis de créer ma collection alors que j’étais encore très jeune, 25-26 ans. Je crois que c’est tout à fait remarquable; la plupart des gens éprouvent de la difficulté à mettre ensemble une collection et à trouver leur voie au sein de l’industrie, ce qui a été pour moi quelque chose d’assez accessible.
Tout ceci est alors très positif pour vous?
Complètement. C’est génial de pouvoir passer du temps avec ma mère. Je travaille tellement que si je ne travaillais pas à ses côtés, je n’aurais pas le temps de la voir!
Vous avez eu la chance de travailler aux côtés de gens influents dans l’industrie, comme Raf Simons et Dirk Schonberger, parlez-nous un peu de ce que vous avez retiré de cette expérience.
Vous savez, lorsque les gens parlent de la mode et des designers, ils ne perçoivent essentiellement que ce qui s’y trouve en surface, alors que ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse. Personnellement, la partie la plus intéressante de ma vie à Anvers a été de voir à quel point ça peut être difficile de gérer sa propre entreprise. Dirk et Raf vivaient tous deux des situations difficiles d’une certaine manière.
Ce qui est étrange dans l’industrie de la mode, c’est qu’il y a deux facettes; il y a tout le côté médiatisé où on adore y parler de l’excitation que peu générer le monde de la mode, mais il y a l’autre côté où la réalité des entreprises se veut beaucoup plus brutale et réelle. Ces deux aspects constituent un important apprentissage pour moi, spécialement à l’époque, lorsque je travaillais avec Dirk Schonberger, car dès mes débuts avec lui il a fait faillite, puis il s’est trouvé de nouveaux investisseurs et il a fait faillite de nouveau.
Voir ça m’a vraiment… j’étais vraiment sous le choc. Je dirais même que c’était quelque chose de plus profond qu’un choc, ça venait bouleverser mon petit monde, le secouer complètement, pour que je comprenne à quel point ça pouvait être difficile. Les gens ne font que se dire «J’aimerais devenir fashion designer», mais ils ne comprennent pas à quel point c’est difficile d’atteindre un certain niveau et de le maintenir. Faire la première collection c’est facile, mais de grandir, d’aller vers l’avant et d’acquérir une certaine notoriété… ça,c’est assez difficile.
Aujourd’hui, cinq ans après votre premier défilé à Paris en 2007, pensez-vous que votre expérience à Anvers vous a aidé au travers de vos réalisations?
Premièrement, le temps que j’ai passé à Anvers m’a permis de trouver ce que je voulais, de penser à qui je suis et où je veux aller.Il y a eu une période où je me sentais isolé. Anvers est un endroit assez étrange. La plupart des gens qui y viennent pour une fin de semaine apprécient la ville et ceux qui viennent pour une semaine l’adorent, mais si vous y vivez deux ans et demi, presque trois, c’est un endroit étrange; je me suis senti très isolé, presque seul. Vous finissez par passer beaucoup de temps avec vous-même. Ça a été important, ça m’a permis d’en tirer une leçon, parce qu’habituellement vous vous trouvez grandement distrait, alors que là-bas, je pouvais me concentrer. C’était un excellent point de départ, car un an et demi plus tard, j’ai commencé ma collection et j’ai déménagé à Paris ce qui veut donc dire que ça fait un peu plus de cinq ans que j’y suis.
Pour être honnête, je n’ai pas toujours le temps de penser aux cinq dernières années, mais parfois, quand je prends le temps d’y penser, ça m’apparaît un peu choquant. Il y a quatre ans, j’étais dans un atelier dans le 16e avec, à mes côtés, seulement une personne et un stagiaire. Alors que maintenant, lorsque vous visitez nos bureaux, c’est tout le contraire; c’est, je crois, 1000 pieds carrés avec près de 30 employés. Je préfère ne pas trop y penser! [rires]
Si on passe maintenant au futur plutôt que de rester dans le passer et qu’on observe vos influences, la plupart sont des artistes contemporains, des peintres ou des designers conceptuels. Seriez-vous prêt à dire que ces inspirations sont perceptibles dans votre travail?
Vous savez, je crois que… tous les styles d’inspirations artistiques m’influencent; je ne pense toutefois pas que ceci est directement perceptible dans mes créations. Ça devient assez subtil. Pour moi ce qui est intéressant en ce qui a trait à l’art, c’est le processus créationnel et je crois que lorsque je crée mes vêtements, j’utilise un processus et une façon de penser similaire. À partir du premier concept, je pense d’abord au matériel, puis à la forme, puis au volume jusqu’au produit final.Pour moi, il s’agit là de la partie la plus excitante de mon travail.
Parlons un peu de votre exposition Arhem Mode Biennale où vous avez présenté votre collection dans un désert blanc que vous avez créée à partir de sel. Comment en êtes-vous arrivé à cette idée?
C’est JoffMoolhuizen, l’organisateur du Biennale, qui m’a contacté. Avant tout, il est important de mentionner que je ne connaissais absolument rien au sujet du Biennale. J’ai été assez impressionné par la liste des designers participants, car plusieurs noms de renommée y figuraient. Puis, il m’a offert du sel. Beaucoup de sel, puisqu’un des promoteurs de l’événement était une compagnie productrice de sel. Alors, je lui ai demandé «Est-ce que je peux avoir un camion de sel?» et il a dit «Oui!». Je ne pouvais pas y croire. On a donc commencé à chercher ce qu’il était possible de faire avec tout ce sel, ce n’est pas une matière facile à manipuler. Ainsi, il s’agissait de trouver comment on utiliserait le sel? Nous en sommes arrivés à plusieurs concepts, mais la plupart étaient pratiquement impossibles à réaliser, on ne pouvait pas faire exactement ce qu’on voulait avec le sel. Alors on s’est dit, pourquoi ne pas faire des montagnes de sel? Je suis encore sidéré qu’on ait réussi à se procurer un camion de sel et je me demande encore ce qu’ils en ont fait par après? À l’époque, lorsque Joff m’a téléphoné, tout ceci me paraissait un peu abstrait; j’étais assis ici, à Paris, alors que lui se trouvait en Hollande et j’avais pris la décision sur Skype. C’était, comment pourrais-je dire… ça ne me semblait pas réel. C’était assez étrange.
Êtes-vous satisfait du résultat final?
L’intérieur de la boutique, Paris 2012
La réalisation a été assez difficile, car c’était un très grand espace avec un long corridor et nous avions réalisé des vidéos que les gens n’ont pas réussis à voir, puisque la pièce était trop claire. De plus, il n’y avait aucune façon d’obtenir notre propre petite salle, alors je suis content du résultat, mais un peu déçu en même temps. L’histoire du sel était amusante. Ils avaient offert du sel à tout le monde, mais personne n’a voulu en prendre et travailler avec, maintenant je sais pourquoi. [rires]
Revenons en arrière, qu’est-ce qui vous a poussé à quitter Anvers pour vous installer à Paris?
D’un premier point de vue, il s’agit d’aspects très pragmatiques. La première fois que j’ai vraiment été en contact avec des choses comme leFashionWeeketThe Fashion Showc’était à Anvers; les deux designers pour qui je travaillais à l’époque, DrickSchonberger and Raf Simons, faisaient leurs défilés ici à Paris ce qui était alors mon seul contact et ma seule expérience avec quelque chose ce genre d’événements. De plus, à partir d’Anvers, aller à Paris n’est pas un long voyage. C’était alors clair que Paris était, dans un premier temps, l’option la plus facile, mais également je crois qu’en termes de style, c’était la seule option sensée.Spécialement si vous commencer avec une collection pour hommes, vous pouvez considérer Milan ou Paris, mais Milan n’est pas une option alors le choix est facile. Puis, lorsqu’on en arrive à une perspective personnelle, sans trop être capable de l’expliquer, je me sens tout simplement bien à Paris. C’est vraiment facile de se sentir heureux, même si les gens sont de mauvaise humeur et que parfois vous n’arrivez pas à obtenir un taxi [rires], mais c’est par-dessus tout, facile, vous comprenez? Vous partez du travail, vous vous assoyez dans le premier café et vous buvez une bière. La ville est juste tellement facile, très belle et élégante.
Pouvez-vous nous parler un peu plus de la façon dont vos collections antérieures influencent votre travail actuel? Vos designs ne sont pas exactement saisonniers, mais il y a une continuité évidente dans la façon dont vos collections s’accordent entre elles.
Je suis d’accord. Je pense que c’est vraiment important d’avoir une vision à long terme pour votre collection, votre travail et votre univers. Ce qui implique de développer une esthétique et un langage qui se rapporte à vos designs et de les répéter dans chacune de vos collections de manière à pouvoir les communiquer au public. Je crois qu’avec la répétition les gens commencent à comprendre certaines choses des miennes.
Par exemple, je trouve que la dernière collection pour hommes[PE2012]se veut assez différente des collections précédentes; elle est plus aléatoire parce que je cherchais à m’éloigner d’une idée qui est un genre d’«uniforme» pour moi. Je cherchais à me diriger vers quelque chose qui est davantage baséesur l’individuel, sur l’artiste.C’est pour ça qu’on retrouve, à titre d’exemple, ce pull excentrique coloré, qui est un «entre-deux», qui ne semble pas faire partie de la collection. Plus loin on retrouve d’autres morceaux plus colorées et encore quelques autres à la fin. Vous savez, c’est avec des pièces comme celles-là, que les gens sont portés à croire que je suis «confus». Toutefois lorsque je présentece même genre de perturbation dans une deuxième, ou une troisième collection, ils commencent à comprendre. Beaucoup de gens comprennent tout de suite, mais certains ne comprendront jamais… et je pense que c’est comme ça que mes créations sont perçues dans l’ensemble.
Je ne travaille pas beaucoup avec des références classiques, c’est-à-dire que vous ne pourriez pas vous dire «Ça, c’est le veston trois boutons et, ça, c’est la parka.» Les gens doivent faire preuve d’une certaine ouverture d’esprit face à mes vêtements et ils doivent en faire l’expérience pour ensuite être en mesure de les comprendre. Parfois, je dois présenter deux ou trois fois la même veste afin qu’ils parviennent à la comprendre. Il m’arrive de trouver une idée deux semaines avant un défilé, on la présente, et des fois, j’estime qu’elle mérite d’être retravaillée pour l’améliorer; je n’aime pas beaucoup abandonner une idée.
Ce «pull excentrique coloré» que vous avez mentionné, c’était un éclat d’inspiration que vous avez eu deux semaines ou six mois avant le défilé?
Le pull Mondrian est une histoire de six mois. C’est quelque chose que je voulais dès le départ; j’ai créé des vêtements assez similaires à travers les saisons antérieures et je cherchais un peu à secouer les choses et à ouvrir de nouvelles portes. Je pensais avoir atteint le niveau de saturation d’un cycle et je souhaitais présenter autre chose. Je crois que la mode est en constante évolution, je cherche toujours différentesfaçons de la percevoir et de percevoir mon propre travail. Il arrive parfois que, tout d’un coup, vous sentez que vous êtes arrivé au bout de quelque chose et vous vous dites «Ok, j’ai atteint les limites de cette direction, j’ai besoin d’ouvrir de nouvelles portes». Vous comprenez? Les couleurs de ce pull constituaientcette«nouvelle porte». Lorsqu’on a commencé à monter le spectacle, j’ai senti dès le départ, que c’était vraiment à propos de deux sujets distincts: le noir et les couleurs. Je voulais un créer effet perturbateur avec le premier passage du défilé et présenter quelque chose de réellement déconnectée du reste de la collection, de manière à faire réfléchir le public. Cette partie se voulait plus individuel.
Vous avez mentionné que le choix des matériaux et des tissus pour vos collections se veut être un moment émotionnel pour vous; pouvez-vous nous en dire davantage au sujet de cette étape? Si on prend par exemple, la soie rayée, un tissu qui détonnait lors de votre dernier défilé, quel était le point de départ de ce choix?
La plupart de mes tissus sont conçus spécialement pour une collection. Particulièrement les tissus rayés; ils nécessitent d’être conçus et dessinés. On travaille étroitement avec de nombreux admirables fournisseurs et usines de textile. On nous permet d’accéder à leurs archives et ainsi de voir certaine chose auxquelles d’autres n’ont pas accès; des vieux tissus par exemple. C’est parfois très intéressant de prendre quelque chose d’ancien et de le manipuler, de façon à le modifier. C’est le cas ici, on a pris quelque chose des années soixante et on a commencé à joueur avec les couleurs et les lignes. Maintenant, toute l’idée derrière la collection était de mettre de l’avant quelque chose de léger, de simple. Je pense qu’à la base c’était une saison conçue de pyjamas et de tuniques. J’aimais l’idée de sortir du lit et quitter directement la maison. C’est à travers cette idée qu’on perçoit une certaine opposition aux manteaux et parkas de style militaire, ce qui créer réellement un contraste, quelque chose de protecteur, quelque chose de raide; c’est en fait un équilibre.
Vos conceptions semblent être bien ancrées dans la culture; vos inspirations les plus récentes proviennent des Slaves et des Asiatiques, de leur histoire et de leurs héritages. Comment vos racines vous ont-elles personnellement influencé? Que pouvez-vous dire au sujet des références que vous avez incorporées dans votre collection.
Tout d’abord, mes origines sont variées. Je suis née Croate, mon père était Hongrois, ma mère Croate et mon grand-père aussi. Ainsi, déjà les origines familiales multiples, s’ensuivent ma naissance en Croatie, mon déménagement en Allemagne, puis en Belgique pour finir en France, ce qui implique que, spécialement lors de mon enfance, je ne me suis jamais sentie patriotique par rapport à un pays en particulier. J’essaie donc de ne pas donner de références claires pour ne pas dire «ça, c’est asiatique» ou «ça, c’est africain», «ça, c’est européen», etc. J’essaie de mélanger tout ça pour ainsi les présenter à ma façon. C’est quelque chose qui marche particulièrement bien pour moi.
Vos vêtements sont célèbres pour leur fluidité et leur mouvement, ainsi que pour leur fonctionnalité. Vous avez dit que vous privilégiez un design qui semble «sensé». Comment décririez-vous alors un design qui se veut insensé?
Damir Doma, Paris 2012
D’abord, je cherche à ce que les vêtements que je crée soient confortables, parce que je veux qu’on se sente bien dans mes vêtements; c’est un élément crucial. Ensuite, si les vêtements ne sont pas pratiques, personne ne va les porter. Je ne suis jamais intéressé par une vision à court terme dans l’optique de bien faire paraître quelqu’un pour, qu’après une demi-journée, la personne commence à se sentir ridicule dans ses habits. Je travaille toujours dans l’idée qu’on se sente bien et confortable dans ce qu’on porte.
Comme je l’ai déjà mentionné, j’adore améliorer des concepts, je pense que les vêtements que je crée progressent chaque saison, je l’espère. Je crois qu’il serait insensé de laisser un concept à son idée primaire.
Parlez-nous de quelques-uns de vos morceaux préférés de la prochaine collection pour hommes.
Je porte en ce moment un des prototypes de la collection. J’adore toutes les pièces. J’ai travaillé avec un matériel particulièrement rigide et c’est quelque chose que je n’ai jamais fait auparavant, j’ai vraiment aimé l’expérience; j’ai été en mesure de créer des formes et des volumes intéressants. J’aime aussi toutes les combinaisons de rayures qui se trouvent sur la veste militaire ettous les morceaux qui présentent des couleurs claires.
SILENT incarne beaucoup l’esthétique de la collection principale. Est-ce que les «missions» des deux collections proviennent du même endroit?
Pour moi, depuis le début de la collection SILENT et même depuis que j’ai commencé la collection pour femmes, l’idée reste la même. En créant cette collection on ne cherchait pas à créer une nouvelle opportunité d’affaires, il y a toujours eu des raisons personnelles en jeux. Lorsque j’ai commencé SILENT, je cherchais à créer quelque chose que je pouvais porter en faisant du sport, pour être décontracté. De là est partie la collection. Ça a été une grande réussite commerciale dès la première saison, alors on a ajouté une nouvelle ligne de produits chaque saison. Dans la deuxième saison, c’était le tricot, dans la troisième saison on a commencé à produire des souliers et des sacs, puis on a ajouté le tissage. Il y a maintenant deux ou trois saisons de cela, on a ajouté pour la première fois toute une nouvelle gamme de produits. À partir de la dernière saison et cette saison, on a enfin obtenu un look complet où on y trouve une vraie histoire derrière. Ce n’est plus qu’une simple multitude de produits. Je crois que c’est ça qui constitue l’histoire du succès de SILENT; elle ne cannibalise pas la collection mère, car elles sont toutes deux crées dans des buts différents. L’une est élégante et sophistiquée, alors que l’autre est plus simple et cool, plus décontracté; c’est le vêtement de sport moderne. Elles peuvent vraiment coexister pour une même personne; elles sont faites pourrejoindre une même personne.
Si vous n’étiez pas devenu fashion designer, où seriez-vous aujourd’hui?
Plus tôt on a parlé du «processus», c’est ça le plus important à mes yeux. Pourvu que je puisse penser, conceptualiser, générer des idées et les réaliser, je pourrais faire n’importe quoi dans cette optique. En fait, j’aimerais bien être un jardinier!
Vous l’avez dit, il y a une nouvelle ligne de produits qui s’additionne à chaque saison et maintenant vous avez la nouvelle boutique. Que peut-on espérer prochainement pour la marque Damir Doma?
Cette boutique constitue une étape importante pour la marque, c’est gros pour nous. Nous sommes arrivés à un point où on peut maintenant… commençons par voir ce qui va se passer avec la boutique. Elle connaît un départ vraiment excellent, les gens l’aiment. On peut dire à partir de ses tout débuts que c’est une vraie réussite commerciale, mais il ne faut pas s’emballer trop vite. Comme je le disaisplus tôt, l’ouverture de cette boutique représente bien où on en est; on est au point où un cycle tire à sa fin et c’est le commencement d’un autre. On a comme projet d’ouvrir davantage de boutique et continuer de faire grandir la compagnie.




